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(Une interview exclusive et factice de notre correspondant local)
Lundi 10 Mars 2008, 19 heures.
C'est entre le sixième et le septième whisky, je crois, que mon téléphone a sonné. Un appel du rédac' chef : « Le sujet est choisi... on va parler de la guerre de 14-18... fais-nous un article... vite ». Il fallait que je me reconcentre. J'ai décliné la tournée suivante. Je n'avais aucune idée pour l'interview. J'ai voulu allumer une cigarette mais je n'avais pas de feu... Un voisin m'a tendu sa flamme... La flamme... LA FLAMME ! Bon dieu mais c'est bien sûr ! Le soldat inconnu ! Qui mieux que lui allait pouvoir répondre à mes questions ? Ragaillardi par ma trouvaille, j'ai repris un verre... « Mais le dernier, hein, pour la route !... »
Ne me demandez pas comment j'ai atteint l'Arc de Triomphe, je n'en ai plus aucune idée. Toujours est-il que me voilà, à deux heures du matin, assis à même le sol sous le monument, mon dictaphone à la main, en train de mono-dialoguer avec une des plus vénérables institutions de la République. J'ai frappé quelques coups sur la dalle et j'ai toussé. L'entrée en matière n'était pas des plus faciles:
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Le rideau se lève... Une femme passe, tenant un cabas qui déborde de légumes. Elle croise un homme, bien habillé, qui l'aborde :
-Bonjour Madame Michu !... Et bonne fête à votre petit dernier !
- ???!!!... Pourquoi donc, bonne fête ?
-C'est la Toussaint ! La fête de tous les saints (il rit)... De tous les seins, quoi ! La fête aux roberts... Il s'appelle bien Robert, votre cadet (il se tape sur les cuisses) ?
-Ben oui, y s'appelle Robert... Mais si c'est la fête à tous les saints, c'te jour, c't'aussi la fête à mon grand.
-(interloqué)... Comment ça, à votre grand ? Il s'appelle aussi Robert, votre ainé ?
-Non... Mais si c'est la fête à tous les saints, y'a pas de raison. Si c'est la fête à mon Robert, c't'aussi la fête à mon ainé.
Rires et applaudissements. Le rideau se ferme.
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« On a vendu tous nos biens pour acheter une vieille ferme, fin 1969. En l'espace de cinq ans à peine, à force de patience, de privations, de nuits écourtées et de maigres revenus, on est parvenu à mettre sur pied un élevage bovin de toute première qualité. Notre cheptel s'élevait à près de cent cinquante têtes. Et puis, sur les conseils des voisins, on a acquis une vingtaine de moutons, autant de lapins, et quelques oies. Pour faire du foie gras.
Qui a eu l'idée de baptiser tout ce petit monde, je ne me souviens plus... Toujours est-il qu'on s'y est attaché. Et quand il a fallu tuer Blanchette ou égorger Rasta, saigner Lulu ou décapiter Gertrude, ça a été une autre histoire ! Y'avait plus personne...
Ce qui fait qu'on était devenu végétarien, depuis plus de vingt ans... On était, oui, jusqu'à l'arrivée de nos enfants.
Nos enfants ? Très bien, merci... Le seul souci, c'est qu'ils ont décidé de baptiser, à leur tour, tous les légumes du potager... Tomates, navets, salades, pommes de terre, personne n'a été oublié.
Mais comment couper Carmina, éplucher Maria ou Micmac et peler Germinator ?
Alors on a été obligé de manger nos enfants. Ce qui fait qu'on a repris goût à la viande.
Si ça a été facile de les manger ? Non. Mais on n'est pas fous, hein, on ne les avait pas baptisés... »
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(moyenne: 5.00 sur 5)
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Alléluia, mes frères, alléluia ! Une annonce ô combien importante vient de tomber ce jour sur le Net (22 Octobre;11:08-TOKYO/AFP)...
Une équipe de chercheurs japonais aurait réussi à guérir la cirrhose du foie chez le rat ! A nous les beuveries décomplexées, les orgies d'alcool sans inquiétude, les tournées de bière et de whiskies, les Saint Vincent tournantes, les Percées du vin jaune, à nous les bacchanales débridées, les outrances, les abus d'excès...
Et vous savez la meilleure ? Je cite l'éminent professeur à l'origine de cette avancée extraordinaire : « des recherches supplémentaires seront nécessaires avant de confirmer que le médicament peut être administré à des humains ».
Tu parles ! Connaissant la névrose actuelle des hommes en ce qui concerne « les comportements à risques » et leur obsession du « sanitairement correct », m'est avis que ce n'est pas demain la veille que le vaccin anti-cuite verra le jour. C'est super d'être rat ! Et je m'en lisse les moustaches.
Je crois d'ailleurs qu'il est temps pour moi de me trouver un nouveau repère... On m'a parlé d'une cave chez un négociant en vins et spiritueux de Chalon sur Saône... Je vous tiens au courant.
Candy raton. |
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"Pour faire taire les rumeurs toujours possibles quant à une supposée paternité de l'enfant porté par notre Garde des Sceaux, Mr Richard mon garagiste et Karim, le boulanger du coin de ma rue tiennent à réaffirmer bien haut leur plus parfaite innocence vis-à-vis de cet heureux événement.
De la même manière, mon voisin de palier, Jean Pierre, profite de cette chronique pour rappeler qu'il est parfaitement étranger à la crise financière actuelle et qu'il ne tient pas à être tenu responsable de ses retombées potentielles.
Ma famille n'a d'autre part jamais fréquenté -ni de loin ni de près- les dénommés Jean-Marc Rouillan, Dominique de Villepin ou Barack Obama.
Je reconnais pour ma part avoir ouvert , peut-être, un ouvrage de Paul-loup Sulitzer... Mais il y a longtemps... Et si on parlait d'autres choses?"
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1) Procurez-vous sur le marché un lot de sportifs. Une ou deux douzaines. Qu'importe la discipline, ce mot même n'a plus cours aujourd'hui.
Ne les faites pas vider, pour conserver du goût.
Faites les mariner plusieurs semaines dans leur jus. Arrosez. Arrosez abondamment. De promesses. Comptez jusqu'à Droits, puis faites bouillir.
2) Prenez plusieurs contrats. Ceux-ci doivent être bien juteux. Faites revenir à feu très doux. Dès l'ébullition des sportifs, poursuivez la cuisson des contrats à l'étouffée. Longtemps. Très longtemps.
Dans le même temps, fouettez la pâte sportive obtenue pour bien dissoudre l'amertume... Fouettez. Fouettez vigoureusement. Encore un peu, là...
3) Passez le tout au chinois. Laissez-le-lui.
4) N'oubliez pas de dresser la table (elle aussi...) avec des baguettes. Et des gourdins. Evitez les baillonnettes qui font tache.
Et voilà un plat d'été qui restera dans les anneaux !
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